Les chefs d’Etat européens vont-ils accentuer la dérégulation aux dépens de la santé publique, de la biodiversité et du climat ?

Ce 12 février, les chefs d’État et de gouvernement de l’UE se réunissent au château historique d’Alden Biesen pour discuter de la compétitivité dans le nouveau contexte géopolitique et des mesures de dérégulation envisageables. Ce sommet informel a été convoqué par le chancelier allemand Friedrich Merz, qui a évoqué la nécessité d’un « changement culturel au sein de l’Union européenne », soulignant ainsi la nécessité de privilégier les intérêts économiques.

Depuis début 2025, l’UE a entrepris un affaiblissement de sa législation sociale et environnementale. L’impact pourrait être grave sur la vie des citoyens européens – notamment sur leur santé, leur vie privée et leur bien-être – qui subiraient les conséquences d’une législation plus laxiste. Mais ce sont aussi les droits sociaux des travailleurs du Sud et la biodiversité mondiale qui seraient encore affaiblis.

Nous appelons les dirigeants européens à persévérer dans la protection de notre climat, de notre air, de nos sols et de nos eaux, pour aujourd’hui et pour les générations futures. Leur politique doit être guidée par la science et s’inscrire dans une perspective de développement durable. Comme l’a justement écrit la vice-présidente de la Commission européenne, Teresa Ribera : « La force de l’Europe réside dans sa capacité à fixer des objectifs environnementaux ambitieux, et non à céder aux pressions des groupes de pression nationaux ou étrangers.» L’affaiblissement de la régulation ne rend pas l’Europe plus compétitive, mais au contraire plus vulnérable et dépendante.
Voir la vidéo : https://drive.google.com/file/d/1kwa7GnkVFa5r1femKpZ_CYdE9NEZui-k/view?usp=sharing

Texte complet de la déclaration :

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