Actualités climat

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••• Février 2024

Pour la Coalition Climat, le « Consensus de Dubaï » est une avancée historique, mais il déçoit. Car si la sortie ou l’éloignement des énergies fossiles est, pour la première fois, actée comme objectif, ses failles montrent que cet accord ne suffit pas pour répondre à l’enjeu. 

Selon son président,  Nicolas Van Nuffel « Dubaï a été la preuve que même chez les rois du pétrole, on peut parler des solutions mondiales. Les intérêts divergent entre groupes de pays et beaucoup de chemin reste à faire pour mener une transition qui soit juste et qui prenne en compte les plus vulnérables ».

Pour Greenpeace : la COP 28 a accouché d’un texte final. Pour la première fois dans l’histoire des COP, on y retrouve un signal clair invitant les parties à sortir des énergies fossiles. Malheureusement le texte ne fixe aucune échéance ni ambition précise, et est affaibli par une ouverture à des technologies très problématiques, supposées permettre la transition. Les mécanismes de financement climat n’y sont pas non plus suffisamment renforcés. 
Kaisa Kosonen, Climate Expert et Senior Political Advisor chez Greenpeace International estime que « Le signal que l’industrie fossile redoutait est là : la fin de l’ère des énergies fossiles, ainsi qu’un appel à augmenter massivement les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique au cours de cette décennie. Mais il est enterré sous de nombreuses distractions dangereuses et sans moyens suffisants pour y parvenir de manière juste et rapide.”
Toujours en proie à ses désaccords internes, notre pays, bloqué par la Flandre, a manqué cruellement d’ambition lors de cette COP. “Nous avons assisté une nouvelle fois à un triste spectacle”, clôture Nadia Cornejo, porte-parole pour Greenpeace Belgique.

Et les Grandparents for Climate partagent cet avis :
For the first time, countries agreed on the need to « transition away from fossil fuels in energy systems ».

The text calls for this to be done « in a just, orderly and equitable manner ». This is seen as an important recognition that richer countries are expected to move away from coal, oil and gas more quickly.

However, the deal doesn’t compel countries to take action, and no timescale is specified.

Sources :
Communiqué presse Coalition climat
Greenpeace communiqué
BBC European GPC GK

par Cécile Fontaine

Pour la température de l’air :
« 2023 a été une année exceptionnelle où les records climatiques sont tombés comme des dominos. Non seulement 2023 est l’année la plus chaude jamais enregistrée, mais c’est aussi la première année où tous les jours sont plus chauds d’au moins 1°C que la période préindustrielle. Les températures de 2023 dépasseront probablement celles de n’importe quelle période des 100 000 dernières années au moins », indique Samantha Burgess, directrice adjointe du service Copernicus sur le changement climatique.

Les températures moyennes de surface de la mer (TSM) sont restées durablement et exceptionnellement élevées, atteignant des niveaux records pour la période de l’année d’avril à décembre.

Les glaces de l’Antarctique ont connu des baisses records pendant 8 mois, avec des minima historiques en février 2023.

Source : RTBF

par Cécile Fontaine

Le marché des crédits carbone pèse actuellement 2 milliards de dollars. Sa valeur pourrait quintupler d’ici 2030.
Les entreprises dont l’activité augmente la production de CO² peuvent la compenser par l’achat de crédits carbone, équivalent à la captation équivalente de CO² (couvert végétal, forêts, captation technique).

Source de liquidités et d’emploi, ce système est aussi décrié par les défenseurs de l’environnement comme Greenpeace. « Ça donne l’impression qu’on a le droit de continuer à polluer, ça donne l’impression que si on paye, on peut continuer à détruire l’environnement », se désole Antoine Collard, porte-parole de l’ONG.

Les crédits carbones suscitent aussi la méfiance des investisseurs, refroidis par le manque de régulation et la très forte volatilité du secteur. 

Source : RTL

par Cécile Fontaine

Ces derniers mois, l’Union Européenne a multiplié les décisions irresponsables sur des textes clés du Pacte vert européen. Malgré ses engagements visant à s’orienter sur la voie de la transition écologique, l’UE nous montre que, dès qu’il s’agit d’agir concrètement, elle recule.
Report sans date de la révision du règlement sur les produits chimiques dangereux (REACH), ré-approbation du glyphosate pour 10 ans, rejet du règlement sur la réduction des pesticides (SUR) en première lecture au Parlement européen, revue à la baisse de la loi de restauration de la nature et du futur traité de lutte contre la pollution plastique, proposition irresponsable de dérégulation des nouveaux OGM, etc.

Source : Canopéa

par Cécile Fontaine

Pour la 19e année consécutive, le Climate Change Performance Index évalue les performances climatiques de 63 pays et de l’Union européenne. Ensemble, ces pays représentent plus de 90 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Le classement est basé sur les progrès réalisés par les différents pays, avec quatre indicateurs : la réduction des émissions, les énergies renouvelables, la consommation d’énergie et la politique climatique globale.
Notre pays reste bloqué à la 39e place, une position embarrassante à laquelle elle ne peut pas se résigner. Entre le Mexique et la Slovaquie, la Belgique continue de faire piètre figure dans les classements internationaux. Notre pays est loin derrière la moyenne européenne et même de pays émergents comme l’Inde, le Maroc ou le Chili.

Source : Canopéa

par Cécile Fontaine

Cette carte blanche de Brieuc Van Damme, CEO de la Fondation Roi Baudouin, a fait l’objet d’une publication dans La Libre Belgique du lundi 11 décembre 2023.

À la COP28, les dirigeants ont débattu d’un avenir ‘zéro carbone’. Mais ils redoutent que les électeurs, empêtrés dans une conjoncture économique morose, n’y adhèrent pas. Et pourtant, ils pourraient rallier les citoyens vulnérables à leur cause et atteindre les objectifs climatiques, s’ils prenaient le temps de les écouter.

La Fondation Roi Baudouin et ses partenaires européens ont entrepris un exercice inédit d’écoute du terrain, dans le cadre du projet ‘Fair Energy Transition for All’ (FETA). Nous avons d’abord démontré que – contrairement à ce que pensent certains politiciens – il existe peu de climato-sceptiques parmi les citoyens les plus démunis. En prenant le temps et en faisant l’effort de les écouter, nous avons également constaté qu’il est possible de développer des politiques non seulement bénéfiques pour la planète, mais également capable de “guérir” nos sociétés divisées, en proie aux inégalités.

Source : Fondation Roi Baudouin

par Cécile Fontaine

Lors de la mise en œuvre du Green Deal européen, la transition juste est indiquée comme un pilier essentiel de la nouvelle stratégie de la Commission européenne. L’objectif de “ne laisser personne sur le bord du chemin” s’impose comme une évidence : la transition sera juste, ou il n’y aura juste pas de transition.

Les présentations de la Conférence pour une Transition juste en Belgique et les avis des différents conseils d’avis ont été publiés.
Vous y trouverez notamment le Memorandum du Haut comité pour une transition juste
Bea Cantillon et Marek Hudon
Présidents du Haut Comité pour une Transition Juste

Extraits :
La transition juste porte sur une transition vers la durabilité intégrant la justice sociale-écologique comme principe directeur, plaçant les droits sociaux et participatifs au cœur de la politique environnementale.

Une transition juste comprend donc trois dimensions :
1. Le renforcement et l’atteinte des objectifs écologiques du niveau local au niveau global pour protéger les générations présentes, les générations futures et la nature,
2. Le renforcement des droits sociaux, en particulier pour les plus vulnérables, la répartition socialement équitable des contraintes et des avantages liés à la transition écologique et la protection adéquate des personnes qui seront victimes des catastrophes climatiques,
3. Le renforcement des mécanismes de participation démocratique à la prise de décision sur ces matières.

par Cécile Fontaine

Les systèmes alimentaires sont à la fois responsables et victimes de la crise climatique. Ils subissent de plein fouet les impacts du dérèglement climatique tout en étant responsables d’un tiers des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES).
Dans son nouveau rapport, intitulé « de l’assiette à la planète », IPES FOOD, le panel international d’experts sur les systèmes alimentaires durables, met en avant le travail des collectivités locales pour réduire les émissions de GES de l’alimentation. Pour les chercheurs, celles-ci pourraient pallier les gouvernements nationaux qui ne parviennent en général pas à mettre en œuvre des plans et des politiques ambitieuses en matière d’alimentation et de climat.

Que faire ?

  • Planifier des politiques alimentaires et climatiques par le biais de processus participatifs et de collaborations intersectorielles.
  • Mettre en place des dispositifs efficaces de planification, de mise en œuvre, de suivi et d’évaluation des plans alimentaires et climatiques. Mesurer les GES à l’échelle des systèmes alimentaires.
  • Soutenir l’agriculture durable et les circuits courts. Comme propriétaires et prescripteurs urbanistiques, les Communes peuvent intervenir pour protéger les terres agricoles et soutenir la production biologique et durable : soutien à la fonction nourricière, mise en place du maillage agroécologique, soutien aux jeunes agriculteur.rices, production alimentaire pour les collectivités locales, etc.
  • Les villes et communes peuvent également soutenir les jardins collectifs.
  • Veiller à ce que des régimes alimentaires sains et durables soient disponibles, accessibles et désirables. Informer et sensibiliser les citoyens est nécessaire mais reste insuffisant.
  • Modifier les environnements alimentaires : cantines, (grande) distribution, restaurants, etc…). Le PACE mentionne le « Green Deal cantines durables ».
  • Utiliser les marchés publics pour favoriser la production et la consommation durables.
  • Réduire les déchets alimentaires et améliorer la gestion des déchets : ce levier est repris dans le plan REGAL.
  • Tirer parti des partenariats et des réseaux d’apprentissage : la Cellule Manger Demain en Wallonie organise le réseautage sur différents thèmes (cantines, CPA, relocalisation…) depuis plusieurs années. La mise en réseau pourrait être renforcée autour de l’action climatique/environnementale.

Sources : Le SoirCanopéa

par Cécile Fontaine

Le cycle 2 de l’Assemblée citoyenne pour le climat s’est achevé le 10 décembre.
Après plusieurs semaines de travail et de délibérations collectives, l’avis citoyen sur l’alimentation a été adopté à l’unanimité.

Les participantes et participants ont donc répondu très directement à la mission qui leur avait été posée : « en tant que Bruxellois-e-s, de quoi auriez-vous besoin pour vous aider à changer d’alimentation demain ? Qu’attendez-vous des différents acteur-trice-s pour y parvenir ? ».

Source : Assemblée climat

par Cécile Fontaine

Si l’on excepte les nombreuses personnes et organismes qui en profitent, le constat est largement partagé : le système belge des voitures de société (qui relève de la fiscalité sur le travail) est fondamentalement inéquitable et produit de fortes incidences sur la mobilité et sur l’environnement. En outre, il met à mal les budgets de l’Etat et de la Sécurité sociale. Et, en ce qui concerne cette dernière, la situation est bien pire aujourd’hui qu’il y a une quinzaine d’années.

Cette analyse est parue en Carte Blanche sur le site de La Libre ainsi que dans son supplément Eco du samedi 9 décembre. 

Sur la période 2007-2022 pour laquelle nous disposons des données, le nombre de voitures de société (voitures « salaires » octroyées à des employé·e·s) a augmenté de 103%. Chaque voiture ayant un impact négatif sur le budget de l’ONSS, l’impact total est bien plus important aujourd’hui qu’en 2007. Et doublement plus important. Car la cotisation de solidarité due par voiture a, en euros courants, baissé de 40% – et chuté de 58% en euros constants (bien que le montant minimal de ladite cotisation soit indexé) !
Canopea, Pierre Courbe, 5 décembre 23.

Source : Canopéa

par Cécile Fontaine

Ce projet est avant tout une modernisation du Code de la route belge. Aboutissement d’un processus entamé en 2005 via l’association de différents acteurs (parties prenantes, SPF Mobilité, SPF Justice, Régions, Centrex, représentants du Collège des procureurs généraux et de l’Association des juges de police mais aussi représentants des régions).
En 2020, l’Accord de gouvernement est limpide :il faut aboutir sur la révision du Code de la route.
En 2021, de nouvelles modifications visent à intégrer les toutes dernières évolutions en matière de mobilité et de répondre aux objectifs poursuivis de simplification des règles et d’un meilleur équilibre entre usagers. Ce travail est le fruit d’une véritable collaboration interfédérale dans la mesure où, depuis la Sixième réforme de l’Etat en 2014, la réglementation de la circulation routière est partiellement régionalisée. Les représentants des régions ont été associés à chaque étape du travail. Les Régions introduiront au Conseil d’Etat leur propre texte au même moment que le sera le nouveau Code fédéral de la Voie Publique.

Le Code de la voie publique repose sur cinq piliers :
1. Donner leur juste place à tous les usagers sur la voie publique.
2. Valoriser les mobilités actives :  d’un code centré sur l’usage de la voiture à un code qui veille à donner une place à chacun, en toute sécurité.
3. Renforcer la sécurité routière : réduire de moitié le nombre de blessés graves et de tués en 2030, pour atteindre la « vision 0 » en 2050. 
4. Assurer clarté, cohérence et lisibilité : de nombreux amendements, dont certains devenus obsolètes, l’ont rendu illisible, donc parfois difficilement applicable.
5. Un Code moderne et en phase avec son temps : les modes de déplacement se multiplient, le « tout à la voiture » n’est plus la norme, supplanté par l’approche multimodale l’a supplanté. 

Nouvelles règles, nouvelles signalisations, nouveaux symboles … tout le monde sera concerné par le code de la voie publique

Source : Dossier presse doc Pdf

par Cécile Fontaine

Cette technique millénaire ardennaise, qui se découvre de nouveaux atouts au XXIe siècle, est reconnue au patrimoine mondial de l’Unesco.

Le dossier a été introduit conjointement par la Belgique, l’Autriche, la Suisse, l’Allemagne, les Pays-Bas, le Luxembourg et l’Italie.
L’irrigation traditionnelle a été utilisée en Ardenne, du Moyen Âge jusqu’après la guerre de 14-18.
Le seul “canal d’abissage” en activité en Région wallonne se trouve à Cierreux, en province de Luxembourg. Sa réactivation entraîne le retour d’espèces floristiques et animales.  (La Libre, Sophie Devillers, 27.12.23)

L’abissage se pratique aussi à Lommel (Limourg).
Il s’agit d’une technique agricole d’irrigation des prairies, « qui repose sur l’utilisation stratégique de la gravité et de systèmes construits manuellement, tels que les canaux et les fossés », explique le Comité intergouvernemental. « À une période précise de l’année, de petits fossés sont temporairement creusés dans lesquels l’eau est endiguée, ce qui crée un débordement. Pour utiliser cette méthode de manière durable et efficace, une connaissance approfondie du paysage, de l’écoulement de l’eau et des conditions météorologiques est nécessaire. (VRTnws ;06.12.23)

Sources :
La LibreVRT

par Cécile Fontaine

Pesticides et engrais chimiques polluent nos champs et nuisent à la biodiversité. C’est pourquoi beaucoup cherchent des solutions alternatives. Des scientifiques des universités de Zurich et de Bâle, d’Agroscope et de l’Institut de recherche en agriculture biologique (FiBL), en Suisse, viennent de faire une découverte importante en la matière. Ils notent dans la revue Nature Microbiology que l’inoculation des sols avec des champignons mycorhiziens — des champignons qui présentent la particularité d’entrer en symbiose avec les racines des plantes — peut, à elle seule, aider à maintenir, voire améliorer les rendements agricoles.

Ils ont mené des essais sur 54 exploitations de maïs du nord et de l’est de la Suisse et ont mélangé des champignons au sol avant le semis sur pas moins de 800 parcelles agricoles. « Sur un quart de ces parcelles, les champignons mycorhiziens ont permis des rendements jusqu’à 40 % supérieurs. C’est énorme », commente Marcel van der Heijden, écologiste des sols.

Sources : futura-sciences.com

par Cécile Fontaine

Une bibliothèque sonore sous-marine protégera les infrastructures en mer du Nord

La mer du Nord accueille de plus en plus d’infrastructures entre les parcs éoliens offshore, les installations aquacoles et les câbles de communication ou électriques. La reconnaissance automatique des sources sonores sous-marines, qu’elles soient humaines ou naturelles, devient alors importante en matière de sécurité.

Le gouvernement flamand investit un demi-million d’euros dans le développement d’une bibliothèque sonore sous-marine pour la mer du Nord. L’Institut flamand de la mer (Vlaams Instituut voor de Zee, VLIZ) constituera cette bibliothèque afin de reconnaître automatiquement les sons naturels et humains dans la mer, et donc mieux sécuriser les infrastructures offshore en mer du Nord.
Belga, jeu. 21 déc. 2023

Sources : VRT

par Cécile Fontaine


••• Décembre 2023

Vous avez été invités à devenir « avocat du climat » pour soutenir ce procès en appel :
le 10 septembre, nombreux sont les citoyens à avoir répondu à cette sollicitation,
dans 32 endroits en Belgique.
Le dossier d’appel a été plaidé du 14 septembre au 6 octobre.
Quatre semaines intenses… le jugement est attendu au plus tôt le 30 novembre.
L’écrivain et historien David Van Reybrouck a suivi toutes les audiences de plaidoiries et en a écrit des comptes-rendus originaux.
Ce lien vous donne accès au dernier d’entre eux, qui tire les enseignements de ce procès. A savoir :

  • La plaidoirie des avocats de l’Affaire Climat est une construction sans faille
  • Les juges ont été parfaitement à la hauteur
  • Notre fédéralisme a des ratés
  • La Flandre est à la traîne
  • Les Autorités sont sévères pour leurs citoyens, mais accommodantes pour elles-mêmes
  • Abus dans les nues (référence aux victimes actuelles, non reconnues).

Tous les autres comptes-rendus sont disponibles sur https://affaire-climat.be/fr.

par Cécile Fontaine

Le Conseil d’Etat fait primer l’environnement et la santé sur les intérêts de l’industrie !

Pour info/rappel, Nature & Progrès et le PAN avaient introduit des recours visant à faire annuler les dérogations pour les semences enrobées de néonicotinoïdes octroyées par la Belgique principalement à la demande de l’industrie des betteraves sucrières. Les néonicotinoïdes sont interdits depuis 2018 dans l’UE. Mais de façon répétée, l’administration belge, se fondant sur l’article 53 du règlement européen 2009/1107, octroie des dérogations.
Après un passage à la Cour de Justice de l’UE sur l’interprétation de l’article 53, le Conseil d’Etat s’est prononcé. Il a fait intégralement droit à nos demandes d’annulation de ces dérogations. Également, il balaie la demande en ordre subsidiaire de l’Etat belge et de la confédération des betteraviers de ne pas annuler les dérogations pour l’exportations des pesticides.

par Cécile Fontaine

Cent trente et un « géants » mondiaux, autrement dit « grandes entreprises » ont demandé une sortie progressive des énergies fossiles. En prévision de la COP28, ils demandent une programmation claire et rapide d’une réduction de 80 % des émissions de CO2.

De son côté, le « World Energy Outlook » de l’Agence internationale de l’Energie prédit un plafond de la demande de combustibles fossiles avant 2030 (Le Soir du 24 octobre). Mais ceci n’empêche pas que nos émissions de gaz à effet de serre soient encore bien trop élevées pour permettre de limiter la hausse de température à 1,5° (accord de Paris, 2015). Nous risquons, dans le scénario actuel d’atteindre une augmentation de 2,4° au niveau mondial.

Au niveau européen la baisse de consommation d’énergie fossile est encourageante (- 18 % de consommation de gaz en 2022) mais sans doute liée au contexte de la guerre en Ukraine et aux prix exorbitants de l’hiver passé. La contribution des énergies renouvelables à la production d’électricité a atteint 39 % grâce à de nombreuses installations solaires et éoliennes. A nouveau, il faudrait accélérer le rythme et on oublie un peu trop la sobriété énergétique.

En Belgique enfin, le Plan national climat est toujours bloqué par le refus de la Flandre de s’aligner sur l’objectif de – 47 % d’émissions en 2030, adopté par les autres régions. Arriverons- nous à la COP28 encore une fois avec un mandat d’abstention ? Ce serait désespérant.

par Thérèse Snoy

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