Editos

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Edito – Février 2024 – par Thérèse Snoy et Cécile Fontaine

Chers amis Grands-Parents,

Heureusement que la neige est venue nous donner de la blancheur et de la lumière ! Notre climat tempéré nous offre encore ces cadeaux de saison qui sont apaisants et qui réjouissent nos âmes d’enfants.
Car l’actualité du monde est très dure à vivre. Nous entendons et vivons la souffrance et même l’horreur qui frappe les populations victimes de guerres et d’autres catastrophes.
Cependant, je pense que, plus que les autres, notre génération bénéficie d’un capital de robustesse et d’expériences positives qui nous vient de ces 70 années de paix et de prospérité en Europe. Cette solidité, bien sûr toujours relative et dépendant de l’histoire de chacun, il nous appartient de la mettre aujourd’hui au service des génération qui nous suivent.
Transmettre l’émerveillement, la joie du moment présent, … Soutenir les initiatives des jeunes pour la transition ; mettre nos économies dans les projets qui bâtissent une « terre à vivre » … Nous avons même le devoir de rester heureux, nous dit Patrick Viveret, même si cela n’exclut pas l’indignation et l’action !
Notre mouvement va se mobiliser pour « voter climat » à toutes les prochaines élections de cette année ; nous allons aussi vous consulter pour redéfinir notre stratégie en lien avec les défis d’aujourd’hui, les menaces et les opportunités ; nous poursuivons aussi nos activités par nos Midis du climat, nos animations dans les mouvements seniors, et notre action de plaidoyer. Nous comptons sur votre énergie quelle que soit son expression et espérons vous revoir nombreux dès nos prochaines activités.

Chers amis, l’équipe du CA vous souhaite le meilleur et que cette année 2024 nous réunisse plus que jamais dans le soutien aux générations qui nous suivent.

Thérèse Snoy

2023 : année la plus chaude, celle où la forêt a brûlé comme jamais ; malgré le renouvelable, on n’a jamais consommé autant d’énergie fossile et les gaz à effet de serre continuent d’augmenter. 
Le mot de l’année : « bombe climatique ». Evolution encourageante ? Ce n’est pas certain.

2024, année électorale … il y a beaucoup à faire pour les GPC ! Que détermination et persévérance soient nos maîtres-mots, pour le futur de tous.

Alors que chaque année, au niveau mondial, nous consommons plus d’énergie que l’année précédente, d’après les chiffres de l’Agence Internationale de l’Energie, 81% provient des énergies fossiles. L’énergie renouvelable occupe 15% de notre consommation, dont à peu près la moitié vient des grands barrages hydroélectriques. Le nucléaire quant à lui, ne représente que 4% de l’ensemble.
Le développement du renouvelable, à savoir l’énergie solaire, l’éolien ou la biomasse, ne parvient pas à faire diminuer la consommation d’énergie fossile. 



Aujourd’hui encore, malgré le renouvelable et l’énergie nucléaire en Belgique, en 2022, 68% de l’énergie primaire du pays venait du fossile.
Se détacher de cette dépendance s’annonce très compliqué pour chaque pays du globe, plus difficile encore pour les pays émergeants.

2023 a bien été l’année la plus chaude au niveau mondial. « Une année exceptionnelle où les records climatiques sont tombés comme des dominos », a déclaré Samantha Burgess, directrice adjointe du service Copernicus sur le changement climatique. Le rapport du Copernicus Climate Change Service (C3S) vient de paraître.
Les gaz à effet de serre, qui piègent la chaleur dans l’atmosphère, ont atteint une fois de plus des niveaux record l’an dernier et la tendance à la hausse n’est pas près de s’inverser, selon un nouveau rapport de l’Organisation météorologique mondiale (OMM).
Pour la première fois, en 2022, les concentrations moyennes mondiales de dioxyde de carbone (CO2), le gaz à effet de serre le plus important, ont dépassé de 50 % les valeurs préindustrielles, et ont continué à augmenter l’a dernier.

En 2023, les feux de forêt n’ont quasiment épargné aucune région du globe. Souvent incontrôlables, ces incendies ont, de plus, été particulièrement meurtriers puisqu’ils ont coûté la vie à 250 personnes. Véritable catastrophe écologique, ils ont détruit près de 400 millions d’hectares et rejeté 6,5 milliards de tonnes de CO2, soit près d’un sixième des émissions annuelles mondiales d’origine fossile en 2022. Outre le CO2, les feux de forêt dégagent d’autres particules nocives, comme du monoxyde de carbone, des cendres et des particules fines. (Le Soir, Frédéric Delepierre)
Le mot de l’année choisi par le public francophone belge est une locution, nouvelle, en dehors du monde scientifique : bombe climatique. Parmi les 10 mots proposés, elle a obtenu 20,8% des votes. 
Le terme bombe climatique (ou bombe carbone) désigne un méga projet d’extraction de combustibles fossiles, opérationnels ou en cours de construction. On en compte plus de 400 dans le monde.
Le président du jury de sélection, Michel Francard, n’est pas étonné : « C’est une locution qui révèle la sensibilité d’une partie importante des internautes à des phénomènes liés aux enjeux climatiques »
Pouvons-nous y voir une évolution encourageante en ce début d’année 2024 ?
Selon une enquête (juin 23) de Latitude jeunes, mouvement de jeunesse de la mutualité Solidaris auprès de jeunes de 18 à 25 ans : 72 % sont inquiets des changements climatiques et 37 % sont pessimistes quant à leur avenir. 
Pour eux, les 3 priorités politiques devraient être l’environnement, les inégalités sociales et la santé.
Mais un sondage La Libre – RTBF – Institut Kantar (octobre 23) montre que les préoccupations des adultes sont le pouvoir d’achat, la fiscalité et la santé ; climat et environnement ne sont qu’en 5ème voire 77ème position, selon les régions.

2024, année électorale … il y a beaucoup à faire pour les GPC ! 
Que détermination et persévérance soient nos maîtres-mots, pour le futur de tous.

Cécile Fontaine

Edito – Novembre 2023 – par Cécile Fontaine

« La Terre vue du cœur pour moi, ce n’est pas simplement le regard de celui qui veut comprendre, mais le regard de qui est capable de s’émouvoir. Le regard scientifique ne peut voir la vie que sous forme de molécules, d’atomes, de lois de la nature, etc. Voir avec le cœur, c’est prendre pleinement conscience de l’interdépendance des êtres vivants et partager leur sort avec un respect amoureux »

Hubert Reeves

Ce grand scientifique a quitté la terre il y a peu. Sa vie et son message restent.
Les scientifiques, de diverses disciplines, nous alertent et nous guident.
Mais cela ne suffit pas. C’est notre cœur qui mobilise nos engagements et nos actions, notre conscience de vivant parmi d’autres, notre responsabilité d’assurer l’avenir, dans le respect des interdépendances et par de multiples voies de transmission.

L’addiction de l’humanité aux énergies fossiles a « ouvert les portes de l’enfer », a déclaré le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, en ouvrant le dernier sommet sur l’action climatique.
« Il n’y aura aucune place pour les reculades, le greenwashing, l’esquive des responsabilités ou un ré-emballage d’annonces des années précédentes »,
avait-il mis en garde en annonçant cette réunion fin décembre 2022.

Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU
(AFP, publié par Sudinfo)

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